Les ateliers pratiques de l’AQÉSAP!

par Francine Auger

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Francine Auger

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Chaque année, pendant les précongrès de l’AQÉSAP, lors des ateliers pratiques, nous vous présentons des techniques d’arts plastiques réinventées, des façons de faire différentes à explorer avec vos élèves. Remémorons-nous les appétissantes pâtisseries de plâtre présentées par les profs d’arts du Cégep de Rivière-du-Loup, les œuvres feutrées de l’artiste à l’école Diane Gonthier, les immenses bateaux et personnages faits de pancartes d’élection récupérées de Marc Vincent-Vanier ou encore les sculptures articulées pour les productions audio-visuelles qui nous ont été présentées au dernier précongrès.

Mais il n’y a pas que le précongrès qui vous propose des ateliers « main à la pâte », vous l’aurez remarqué lors de nos soirées d’accueil, nous nous penchons sur le «faire». Je me souviens d’avoir fabriqué des papiers aux couleurs chatoyantes dans une salle de conférence recouverte de plastique transparent et plus récemment d’avoir inventé un nouveau microbe dans une boîte de pétri. Je trouve intéressant de voir que tous ces beaux projets sont réinvestis auprès des élèves québécois et parfois, le hasard nous amène à voir les résultats de ces réinvestissements. Voici en images et en mots, le projet que Louise Lalande a réalisé avec les élèves de l’école secondaire Saint-Martin de Laval, en espérant vous donner le goût de partager vos réalisations, vos réinvestissement de ces  ateliers dans les prochains numéros de Vision.

Lumières sur le gala des Martin

Chaque année, l’école Saint-Martin prépare un gala et une exposition de fin d’année. Le projet de sculptures lumineuses en cellophane leur est proposé et Louise les amène à réfléchir aux trois aspects suivants pendant la phase d’ouverture:

La pose des personnages : D’abord, elle les amène à réaliser des personnages proportionnés en leur présentant trois possibilités de mesure : l’aspect réaliste dans lequel sept têtes et demi sont contenues dans le personnage, l’aspect canon qui contient nuit têtes et finalement le super héros qui en comporte neuf. Elle les amène à observer les personnages du Cirque du Soleil pour qu’ils s’imprègnent du mouvement et des positions des membres.

Le costume du personnage : Les élèves ont fait une recherche sur les costumes du monde à travers les époques et un diaporama de personnages costumés pendant le Carnaval de Venise les a beaucoup inspirés.

Le masque : Elle leur parle de l’histoire du masque et leur présente un artiste qui se consacre à la fabrication de masques : le mascareri italien Guerrino Lovato.

Elle leur présente également trois artistes dont les techniques ou les réalisations sont susceptibles d’inspirer les élèves. Ludwika Ogorzelec et ses sculptures spatiales, Laurence Skivée et ses corps de cellophane et Mark Jenkins et ses installations de rue.

Lors des retours réflexifs tout au long de la phase productive, les élèves relevaient les difficultés éprouvées de même que leurs découvertes en lien avec les avantages de cette technique. Ils ont soulevé, entre autres, le fait que plus le travail avance, plus il est nécessaire de suspendre la sculpture pour mieux la travailler. Ils ont moulé chacune des parties du corps pour ensuite les assembler. Ils ont manqué d’espace en classe, car à mesure qu’ils assemblaient les parties réalisées, ils se rendaient compte de l’ampleur du projet. Ils ont dû réajuster leur façon de faire afin d’être à l’aise lors du démoulage qui se faisait à l’aide d’exacto, opération délicate qui demandait toute leur attention et un espace de travail convenable.

Pour sa part, Louise a apprécié le moment où elle distribuait les matériaux commandés d’après les croquis des élèves, elle avait l’impression de procéder à la distribution de cadeaux de Noël tellement les élèves étaient contents de recevoir ce qui allait servir leur créativité. Elle a aussi beaucoup apprécié le fait de travailler des matériaux secs, car il en résulte peu de nettoyage à la fin de la journée, fait non négligeable pour un enseignant d’arts plastiques.

Ce projet fut une source de motivation pour les élèves, puisqu’à mesure qu’ils construisaient leur personnage, de nouvelles idées d’exploitation leur venaient et la finalisation de l’œuvre a été la partie qui les a le plus intéressée.

Les élèves âgés de 12 et 13 ans ont éprouvé du plaisir à mouler les parties du corps, à les personnaliser et à les assembler. C’est un projet dont les résultats sont impressionnants et l’aspect spectaculaire des sculptures illuminées de l’intérieur à l’aide de tubes led en a surpris plusieurs lors du gala.

La réaction très positive du public a suscité un sentiment de fierté chez les élèves, un projet emballant qui les a effectivement … emballés!

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