L’horloge de l’école

Projet réalisé avec deux groupes de 4e année de l’école primaire Sainte-Cécile à Montréal.

par Marie Poirier Landry

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Marie Poirier Landry

Marie Poirier Landry

Finissante au baccalauréat d’enseignement des arts à l’Université du Québec à Montréal UQAM

Biographie

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    Cet hiver, j’ai réalisé mon dernier stage de formation en enseignement des arts à l’Université du Québec à Montréal. D’une durée de cinquante jours, ce stage s’est déroulé aux écoles primaires Sainte-Cécile et Saint-Émile à Montréal. Mon enseignante associée était Carole Kucharwski.

    Tous les finissants en enseignement des arts de l’UQAM sont amenés, dans leur milieu de stage, à réaliser un projet artistique novateur à incidence éducative et il s’agit ici de leur projet final. Pour mon activité novatrice, j’ai eu la chance de participer à un projet artistique en collaboration avec le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC). Celui-ci était en continuité avec le projet Arrimage et s’inscrivait dans le cadre des pratiques artistiques et culturelles du programme Une école montréalaise pour tous du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Le thème était Le temps sous toutes ses formes.

    Sources d’inspirations

    Avant de commencer à réaliser le projet, les écoles participantes ont visité, avec leurs élèves, une exposition regroupant divers artistes internationaux qui travaillent sur le thème du temps. Cette exposition temporaire a été organisée par le MAC. Celle-ci se nomme, Car le temps est la plus longue distance entre deux endroits. On y retrouve les artistes Eadward Muybridge, Françoise Sullivan, Roman Opalka et plusieurs autres. Cette visite a été une source d’inspiration extraordinaire pour l’élaboration du projet. Après l’avoir visitée avec les élèves, nous étions prêts à créer et à nous réapproprier le thème du temps avec nos classes. Il était possible de visiter cette exposition jusqu’au 30 avril 2017.

    Comment représenter le temps?

    Le projet comporte plusieurs aspects. Tout d’abord, L’horloge de l’école présente le temps de l’élève durant son primaire et ensuite le temps de son futur. Chaque enfant a une petite boîte composée de deux fenêtres. Dans la première fenêtre, il y a les souvenirs en noir et blanc de l’enfant et dans la seconde fenêtre, il y a ses rêves en couleurs.

    Dans la première partie du projet, les élèves ont évoqué et dessiné leurs souvenirs préférés du primaire. Afin de guider les élèves dans la remémoration de leurs souvenirs, Véronique Bachand, l’incroyable artiste invitée dans le cadre de ce projet, a travaillé la poésie avec les enfants. Ces ateliers ont été réalisés dans la classe avec les enseignantes titulaires Marie-Claude Girard et Valérie Jean.

    Mme Bachand leur a fait écrire un poème sur le thème des souvenirs. Celle-ci a eu une approche originale. Elle a amené les élèves à associer des mots à des images. Les enfants ont créé leurs phrases de façon très spontanée, ce qui a donné des poèmes rafraichissants, riches et parfois même saupoudrés d’une absurdité sympathique. Ensuite, nous avons numérisé le texte des poèmes afin de les projeter en boucle dans notre installation.

    Dans la deuxième partie du projet, une fois les souvenirs terminés, les enfants ont répondu à la question « Quel est ton plus grand rêve ? » Ils ont gravé leur réponse dans la fenêtre colorée de leur boîte du temps.

    Pour finir, les élèves ont réalisé une petite agate du temps en pâte à modeler. Ce fut l’activité coup de cœur des enfants. Ils commençaient par modeler leur silhouette en mouvement pour ensuite la recouvrir de différentes couches de pâte à modeler. C’était une petite métaphore du temps qui passe d’année en année, d’une couche colorée à l’autre. On voulait que l’horloge de l’école projette la vision des enfants, une vision colorée, en mouvement et en constante évolution.

    Les techniques artistiques que l’on retrouve dans le projet sont le modelage, le dessin d’animation, l’installation, le dessin et la gravure.

    À la fin du projet, les réalisations des élèves ont été exposées au MAC du 8 au 30 avril 2017 avec les réalisations des quatorze autres écoles participantes à ce vaste projet. L’exposition présentait des œuvres variées, complémentaires et très réussies. Il a été très intéressant de constater les différentes manières avec lesquelles des groupes d’art au primaire se sont approprié le thème du temps.

    L’accrochage s’est fait avec l’aide précieuse de la responsable des visites du MAC, Sylvie Pelletier, des techniciens et des enseignants de chaque école. Ce fut une expérience extraordinaire. Le fait de voir nos œuvres accrochées dans un musée avec un éclairage et un accrochage aussi parfait nous a permis de redécouvrir nos œuvres et de les contempler avec un regard nouveau. Cela a donné une crédibilité nécessaire et professionnelle aux œuvres réalisées dans un contexte pédagogique. C’est, selon moi, extrêmement rafraîchissant pour les enseignants en art et pour les élèves !

    Quelles sont les retombées du projet pour les élèves et pour ma pratique éducative?

    Ce fut une expérience riche pour les enfants d’exposer dans un tel contexte. Une visite a été organisée afin de permettre aux élèves de voir l’accrochage final de leurs œuvres, mais aussi afin d’analyser les œuvres des élèves des autres écoles. Des animateurs du musée ont su amener les élèves à regarder et à analyser les œuvres en posant des questions simples, chaleureuses, mais efficaces.

    J’ai senti les élèves et les enseignantes de l’école Sainte-Cécile très fiers de leur projet. Grâce à cela, ils ont été initiés de façon ludique à l’art contemporain en plus de découvrir de nouvelles techniques artistiques.

    Pour ma part, je suis très heureuse d’avoir eu la chance de participer à cette aventure en étant accompagnée de mon enseignante associée Carole Kucharski qui a une expérience extraordinaire en enseignement des arts. Cela m’a donné la confiance et les outils nécessaires pour réussir mon stage tout en m’amusant et m’incite à participer à nouveau à de tels projets lorsque je serai une enseignante en art.

    1 commentaire

    1. Jade Anastasia Massey Barrowman dit :

      Bravo!

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