SUZANNE BLOUIN (1938 – 2020)

L’ART, L’ENSEIGNEMENT ET LE VOYAGE DE LA VIE

par Christine Faucher

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Christine Faucher

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Biographie

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    Femme aux multiples chapeaux, dotée d’une vitalité étonnante, Suzanne Blouin s’est éteinte à 81 ans le 16 septembre 2020. Cet article a pour but de lui rendre hommage : il traite des différents projets, rôles et enjeux qui ont marqué sa riche et longue carrière. De ses débuts à l’École des Beaux-Arts de Québec (années 1950) à presque la toute fin de sa carrière, où elle supervisait encore des stages à l’UQAM, Suzanne Blouin a su marquer positivement les personnes qu’elle a côtoyées et les milieux et institutions dans lesquels elle a œuvré.

    Outre le présent article en version abrégée, les lectrices et lecteurs de Vision pourront prendre connaissance de sa contribution aux domaines de l’art et de l’enseignement des arts au Québec de manière plus approfondie en cliquant ici (41.8 Mo). Cette version intégrale de l’article (PDF) donne accès à plusieurs images liées aux projets et engagements qui ont jalonné son parcours professionnel.

    Au cours de sa carrière échelonnée sur près de soixante ans, Suzanne Blouin a été enseignante spécialiste en arts plastiques; conseillère pédagogique en arts plastiques à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) notamment; agente de développement pédagogique au ministère de l’Éducation de 1973 à 1975; professeure substitut à l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) durant l’année 2003-2004. Suzanne Blouin est devenue chargée de cours à l’EAVM à partir de 1985 où elle a supervisé des stages et donné des cours de didactique des arts plastiques.

    Déjà en 1965 Suzanne Blouin enseignait les arts plastiques dans divers milieux scolaires, et ce, aux niveaux primaire et secondaire. Ses débuts en enseignement, ses expériences les plus marquantes en tant que spécialiste en art sont abordées dans le premier volet de l’article en version intégrale. Ce volet traite aussi de son rôle d’enseignante-chercheure et de sa recherche à la maîtrise où elle s’était penchée sur le potentiel du dessin d’observation comme modèle d’intervention auprès d’élèves du primaire. Mentionnons que son mémoire se positionne au-delà du modernisme et d’une vision puriste de l’image authentique axée sur la production d’une œuvre. Suzanne Blouin se disait d’ailleurs « plus souvent intéressée par le processus de création des individus, qu’ils soient artistes professionnels ou élèves du primaire ou du secondaire, que par le résultat de leurs interventions », car selon elle, « l’art […] est essentiellement vivant » (Blouin, Vision, p. 8). Passionnée par la formation pratique des futurs spécialistes en arts plastiques, elle a accompagné de nombreux étudiants lors de leur stage au secondaire. Son expérience d’enseignement à l’université témoigne de son grand sens de l’engagement et de son amour de l’art : « vaste territoire à investir ». C’est en abordant cette expérience professionnelle à l’université que s’achève la première section de l’article.

    Le second volet, quant à lui, est consacré à la pratique artistique de Suzanne Blouin. Celle-ci a été nourrie par ses nombreux voyages, ses intérêts de recherche et par les moments forts ayant ponctué sa trajectoire professionnelle dans le domaine de l’enseignement. Les objets qu’elle mettait en scène donnaient accès à des univers poétiques et singuliers; dégageaient une atmosphère parfois insolite, intime ou lugubre; pouvaient évoquer des univers tantôt sérieux, tantôt fantaisistes… Les thèmes, enjeux et moyens d’expression qu’elle privilégiait sont abordés dans cette seconde partie de l’article, et ce, à travers trois événements artistiques. Il s’agit d’abord d’un travail installatif, résultat de sa fructueuse collaboration avec l’artiste Eugenia Reznik lors de l’exposition Mi-lieu tenue à l’Écomusée du fier monde en 2018. Le deuxième événement abordé est celui de la Biennale Kilomètr’art organisée en 2001 par le centre d’artistes Praxis. Enfin, c’est sur une réflexion à propos de l’exposition Les unes et les autres, tenue en 2009 et en 2010, que se termine ce dernier volet. L’ensemble de l’article réunissant les pratiques pédagogique et artistique de Suzanne Blouin se termine en faisant ressortir certains points forts de sa réflexion, de sa carrière et de sa contribution unique aux champs de l’art et de l’enseignement des arts au Québec.

    ARTICLE À VENIR : SUZANNE BLOUIN ET LA SUPERVISION DE STAGE

    Nous avons vu précédemment qu’elle s’est beaucoup investie dans la formation pratique des futurs spécialistes en arts plastiques. On peut même affirmer qu’en tant que superviseure de stage, elle a été un véritable modèle. L’initiative des professeures Mona Trudel et Laurence Sylvestre de l’EAVM de l’UQAM est donc fort pertinente puisqu’elles ont pondu un article à partir des propos de Suzanne Blouin recueillis lors d’un entretien avec elle. Cet article focalise sur son engagement et sa contribution à la formation pratique : il permet d’approfondir ce volet important de sa carrière. Ce texte prenant appui sur la transcription de l’entretien sera publié sous peu dans Vision : nous en aviserons les lecteurs de la revue et membres de l’AQÉSAP.

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